Martiel: "un territoire témoin"

De la Préhistoire à nos jours

Dolmen de Martiel

C’est la géologie de ce territoire frontière, Causse du Quercy et Terrefort Rouergat, qui a déterminé l’installation de l’homme puis a inspiré les limites administratives et religieuses qui ont dicté son histoire.

Les hommes, dès le paléolithique ont nomadisé à travers ses contrées, le matériel lithique retrouvé en témoigne. Les nombreux dolmens qui y subsistent, sont la preuve de l’installation ensuite de ces hommes ; devenus agriculteurs au néolithique, ils ont trouvé là des terres, au nord et au nord-est de la commune, faciles à ensemencer. A partir de ce moment, la présence humaine est continue sur ce territoire ; traces de présence à l’âge du fer, à la période gauloise-on a découvert au XIXème siècle, entre Martiel et Marroule, un « trésor » de 6000 pièces gauloises. Ensuite on y repère la période gallo-romaine qui ouvre sur les premiers siècles de notre Histoire de France.

Les premières fortifications seront érigées sur la butte de la Mothe. En 961 le testament de Raymond 1er Comte de Toulouse cite « l’alleu » de Marcilio (Martiel orthographié Martilio, Marcelh, Marssielh, Marciel dans d’autres documents).

En 1123, Treize moines fondent la première abbaye cistercienne du Rouergue, l’abbaye de Loc-Dieu au sud- est de la commune sur une lentille d’argile au milieu des Causses environnants ; y seront rattachées des « granges » dont celle de Fontaynous à l’ouest qui pourvoira aux besoins de l’abbé commendataire.

En 1242 les Templiers s’installent à Ginouilhac et exploitent les fermes du Juge, de Bramaloup et de Lespinassière au nord et au nord-est sur plus de mille hectares. Leurs héritiers, les Chevaliers de St Jean y demeureront jusqu’à la Révolution.

Château Loc Dieu de Martiel
Monographie Martiel

Les habitants du village de Martiel au centre de la commune, sont gratifiés eux d’une Charte, en 1360, qui stipule « les privilèges, libertés et coutumes » que leur accordent leurs deux coseigneurs de l’époque. Les habitants élisent deux consuls et deux conseillers qui administreront la paroisse avec le bailli des seigneurs. Ils disposeront du droit de chasse! Un long procès (plus de 50 ans) terminé en 1560 opposera les habitants de Martiel qui refusent de payer l’impôt de la « Bouade » à leur seigneur.

Frontière entre les provinces du Quercy et du Rouergue, les paroisses de Martiel Fontaynous et Marroule étant rattachées au diocèse de Cahors, Elbes à celui de Rodez, ce territoire sera soumis aux aléas des conflits politiques et religieux de toutes les époques. La guerre de Cent Ans y fera son lot de destructions, l’incendie de l’abbaye de Loc-Dieu par le parti anglais notamment.

Quelques années après la Révolution, la nouvelle distribution territoriale installera la commune de Martiel dans ses limites actuelles à la frontière des départements du Lot et du Tarn et Garonne.

Sur ce territoire « frontière », c’est une histoire qui remonte aux origines de l’homme qui déroule sites, monuments et témoignages. Nous vous invitons à consulter l’onglet association de Sauvegarde du Patrimoine pour en connaitre le récit.

 
Lavoir de Helbes - Martiel

Martiel Aujourd'hui

Martiel est une commune rurale d’une superficie de 4671 ha dont environ 1800 ha de bois, soit 38 % du territoire.

La commune compte aujourd’hui 1033 habitants (INSEE au 17/12/2018) soit une densité de 22,3 hab/km².

Martiel appartient à la Communauté de Communes « Ouest Aveyron Communauté ».

Démographie de Martiel de 1980 à 2020

Martiel est organisé autour de 3 hameaux principaux : le bourg au centre, Elbes au sud et Marroule à l’ouest.

Martiel est une commune rurale sur laquelle l’élevage prédomine.

La nature des spécialités y est très variée :

  • production laitière de vache, de chèvre et de brebis,
  • production de viande bovine et ovine,
  • élevage et transformation de canards,
  • une exploitation de vignoble,
  • une exploitation de plantes d’aromaticulture.

La commune compte environ une trentaine d’exploitations, ce sont des fermes familiales de petite ou moyenne taille. 

La commune n’a pas subi de remembrement ce qui lui confère un environnement au caractère naturel très agréable fait de nombreuses parcelles ceintes de haies boisées ou de murets. Cet ensemble est quadrillé par de nombreux chemins ruraux utilisés pour un usage de servitudes agricoles mais aussi pour randonner et découvrir la richesse du patrimoine (dolmens, puits, fontaines, caselles…).

Au delà de l’activité de production agricole Martiel compte aussi quelques PME de transformation du bois ou de céréales ainsi qu’un nombre important d’artisans, quelques commerces, un restaurant, un garage, des professionnels de services ou de soins aux personnes (consulter la page Vie locale) ainsi que des services publics (agence postale, école, etc.) 

La proximité de Villefranche de Rouergue, sous-préfecture de l’Aveyron, permet aux Martiellois et Martielloises  de disposer facilement d’infrastructures plus importantes : médicales, scolaires, commerces…

Martiel comporte aussi des lieux de tourismes intéressants : l’abbaye de Loc-Dieu (site internet : abbayedelocdieu.com) située dans un magnifique parc, un terrain de camping (camping « Lac aux oiseaux ») situé au bord du Lac de Bannac , des dolmens situés dans les bois de Margues, la tour carrée qui domine le cœur du village, ainsi qu’une très grande variété de « petit patrimoine ».

 En outre plusieurs propriétaires peuvent vous accueillir dans leurs gites.

Martiel vue du ciel