En bref :
Le bourg centre de la commune est dominé par sa tour et son clocher.
La commune est dotée d’une variété d’éléments de patrimoine répartis sur l’ensemble de son territoire.

Parmi ce patrimoine nous notons quelques sites remarquables :

  • L’abbaye fortifiée de Loc-Dieu
  • Le lac de Bannac
  • Les Dolmens
  • Sites de l’ordre des Templiers
Abbaye Fortifiée de Loc Dieu - Martiel

Abbaye Fortifiée de Loc Dieu

Loc Dieu est la première abbaye cistercienne du Rouergue. Fondée en 1123 dans un pays d’effroi dit « Locus Diaboli », elle deviendra “Locus Dei” le lieu de Dieu. Elle conserve de cette époque une magnifique abbatiale en grès ocre, extraordinairement lumineuse et dépouillée. L’élévation romane de la nef se termine par une voûte qui traduit l’apport en Midi-Pyrénées du premier gothique de sa maison mère bourguignonne. Le cloître, la salle du chapitre et les bâtiments monastiques actuels, dévastés pendant la guerre de Cent Ans, furent reconstruits et fortifiés au XVème siècle, leur donnant un aspect insolite de château-fort.

En mauvais état à la Révolution, ils furent utilisés comme bâtiments agricoles, les sauvant d’une destruction quasi-certaine. Puis, à partir de 1840, les étages furent peu à peu transformés en habitation familiale desservie par un vestibule monumental. L’ensemble est classé “monument historique “ en totalité.

Un parc romantique où il fait bon flâner fut dessiné alors autour de l’abbaye dans le domaine hérité du XIIème siècle. Entouré de murs, il contribue à faire de Loc Dieu un havre de paix et de tranquillité pour le visiteur, ce qui incita la « Joconde », les plus belles peintures du Louvre, leurs conservateurs et leurs gardiens à s’y cacher pendant quelques mois en 1940 avant d’être obligés de se replier sur Montauban.

Accéder au site web de l’Abbaye fortifiée de Loc Dieu

Le lac de Bannac

Le plan d’eau de Bannac couvre une surface totale de 22 ha répartis sur les communes de Martiel et de Laramière.

Il se trouve à proximité immédiate d’un terrain de camping situé au sein d’un espace boisé.

Ce site à vocation touristique est une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Le lac et ses berges accueillent de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau (hérons, canards, petits échassiers, …).

La partie sud du lac constitue une réserve naturelle que l’on peut admirer à partir d’un observatoire construit à l’aide de matériaux naturels locaux (bois, torchis, roseaux).

Lac de Banac
Lac de Bannac

L’accès au lac est libre, un chemin permet aux marcheurs et cyclistes à VTT d’effectuer le tour complet du lac soit environ 4 kilomètres sans difficulté majeure hormis quelques courts passages assez humides.

Le plan d’eau est interdit à la chasse et aux engins motorisés.

L’utilisation du plan d’eau vous est ouverte grâce à nos partenaires :

  • La société de pêche AAPPMA « La truite Villefranchoise » gère l’activité pêche du site depuis sa création.
  • Le personnel du camping vous informera sur l’usage d’engins flottants (pédalos) et autres divertissements.

Camping « Lac aux oiseaux »
Tél : 05 65 65 67 59
Portable : 06 12 04 69 36
Mail : info@campinglacauxoiseaux.fr
Site web : www.campinglacauxoiseaux.fr

Fontaynous - Martiel

La préhistoire à Martiel :
les Dolmens

Dans un département, l’Aveyron, qui compte le plus de dolmens en France, Martiel est l’une des communes les plus riches de ce type de Mégalithes. 30 sont aujourd’hui authentifiés mais leur nombre est sans doute plus important. Ils se concentrent dans la zone dite du Bois de Margues au Nord et à l’est de la commune.

Ces tombeaux ont été largement pillés au cours de fouilles sauvages et non rigoureuses au cours du siècle précédent. Cependant les campagnes de fouilles officielles ont livré un certain nombre d’éléments, dûment répertoriés qui ont permis de les dater entre 2500 et 1800 avant JC. 3 d’entre eux en excellent état ont été classés Monuments Historiques.

Dolmen de Martiel
Dolmen du Bois de Galtier - Classé Monument Historique en 1889
Dolmen de Martiel

On peut noter que l’un des premiers dolmens inventoriés fut le Dolmen de Marie Gaillard, fouillé en juin 1885 par la Dr Thomas Wilson, consul des Etats Unis à Nice. Il laissa la plupart de ses trouvailles au Muséum de Toulouse mais emporta 3 pièces aux Etats Unis : le conservateur du département d’anthropologie de l’U.S. National Museum à Washington indiquait avoir en dépôt en 1938, un fragment de poterie avec un dessin géométrique, un fragment de pierre perforée, une aiguille de bronze.

Il est intéressant de souligner également que, contrairement aux dolmens des Causses de Limogne et de Gramat, les dolmens de Martiel recelaient un nombre conséquent de pointes de flèches, ce qui pourrait indiquer que les hommes de ce temps avaient ici à se défendre de voisins belliqueux.

Ordre des templiers

L’Ordre du Temple a marqué fortement de son empreinte, l’histoire de la commune de Martiel. On la retrouve dans le village de Martiel et ses environs, mais surtout dans la partie Nord-est de la commune qui constituait le domaine géré par les Templiers de Ginouilhac. Les Chevaliers de l’Ordre de St Jean qui leur ont succédé sont restés là jusqu’à la Révolution mais ils n’ont pas supplanté dans notre mémoire collective, les Chevaliers du Temple dont la présence fut pourtant brève (de l’acte de donation de Ginouilhac en 1242 à l’arrestation des Templiers en 1307 et leur dissolution en 1312). 

Ordre des templiers - Ginouilhac

L’Ordre du Temple a marqué fortement de son empreinte, l’histoire de la commune de Martiel. On la retrouve dans le village de Martiel et ses environs, mais surtout dans la partie Nord-est de la commune qui constituait le domaine géré par les Templiers de Ginouilhac. Les Chevaliers de l’Ordre de St Jean qui leur ont succédé sont restés là jusqu’à la Révolution mais ils n’ont pas supplanté dans notre mémoire collective, les Chevaliers du Temple dont la présence fut pourtant brève (de l’acte de donation de Ginouilhac en 1242 à l’arrestation des Templiers en 1307 et leur dissolution en 1312).

Ginouilhac, est situé à l’est de la commune, perché sur une butte. Les héritières de Pons de Ginouillac firent don en 1242 à l’Ordre du Temple de l’héritage de leur père. Le château de Ginouillac fut donc intégré dans les possessions du Temple et rattaché dans cette organisation à la commanderie de La Capelle-Livron (Tarn et Garonne). La « Maison » templière de Ginouillac gérait trois dépendances : les fermes de Lespinassière, le Juge et Bramalou. Ces 3 domaines couvraient plus de 1000 hectares sans doute si l’on inclut les bois (bois de Margues)

Lespinassière, à la lisière des bois de Margues, tire sans doute son nom des buissons noirs qui sont abondants dans la zone. La terre relativement riche dans les conditions de l’époque, suffisait pour porter des récoltes de froment et autres céréales ; des vignes furent plantées sur le flanc des collines. On y trouve également 3 points d’eau et une pièce d’eau accessible aux troupeaux : « le lac Noir ». On peut y voir aujourd’hui, une grande bâtisse qui sert d’habitation au propriétaire actuel et d’une longue bâtisse de 40 m environ qui était autrefois une grange et une étable. Le bâtiment principal remanié au XIXème et au XXème siècle constituait le chai.

Deux autres fermes, le Juge à 2 km au Sud-ouest de Lespinassière et Bramaloup apportaient leurs revenus à la Maison templière de Ginouilhac.

Le commandeur de La Capelle-Livron exerçait la haute justice sur son territoire : on peut supposer que le Juge, tire son nom du fait qu’un juge devait siéger de temps à autre sur ce site pour rendre la justice (cependant aucune archive ne l’atteste à ce jour). Le fait qu’il existe une croix dite « croix des pendus » à 300 m environ sur le petit plateau semble corroborer cette hypothèse.

Au-delà de cette implantation Templière directe, on retrouve l’empreinte de ces chevaliers du Temple, dans le village de Martiel. La seigneurie de Martiel relevait, au XIIIème siècle de la maison de Balaguier et pour partie de l’évêque de Rodez suite à des confiscations dont l’hérésie cathare avait été la cause. Mais dès 1264, le Commandeur de La Capelle-Livron achète diverses rentes à Martiel et droits seigneuriaux. On trouve aussi des actes en ce sens dans les archives de l’Ordre de St Jean : en 1336 le Commandeur de La Capelle-Livron revendique ses droits de justice, en qualité de coseigneur, pour un tiers de la justice desdits lieux. Les seigneurs de Martiel, la famille Balaguier, ne résidant pas sur le site, les Templiers moines soldats, établis à Ginouilhac devaient superviser la défense. Sans disposer de preuves écrites, nous pouvons légitimement supposer qu’ils furent les initiateurs, voire plus, de l’organisation de la protection du village à travers la constitution du « fort » et la construction de la Tour. Hors les murs du « fort » de Martiel, nous disposons de pièces notariales témoignant de la présence des Templiers.